• Plaisir de manger

    Plaisir de mangerOn peut débattre à l'envi de savoir s'il faut vivre pour manger ou manger pour vivre.
    Je dirais "Peu importe" pourvu que l'on fasse du repas ce qu'il n'aurait jamais du cesser d'être : un moment de plaisir et de convivialité.

    Nous avons oublié que le tout premier acte social que nous avons accompli, le tout premier partage avec l'être le plus proche de nous, fut de nous jeter comme des morts de faim sur le sein tendu pour téter comme des goulus !
    En des temps pas si anciens, les repas étaient des instants sacrés qui réunissaient la famille autour de la table et qui assuraient ainsi la cohésion de la cellule de base de la société. D'ailleurs, le papa d'Astérix l'avait fort bien compris qui après des aventures où s'échangeaient coups et horions réconciliait ses héros autour d'un festin.

    Aujourd'hui, entre plateau-repas, indigne substitut de repas né de la religion cathodique, fast food, kebab, et autres beurkeries, la tradition du repas familial est tombé en désuétude dans bien des foyers.
    Mal-bouffe, obésité, nutritionnistes, diététique, bio : autant de vocables apparus récemment qui témoignent des changements alimentaires. Mais ça, j'y reviendrai lors de prochains billets.

    Manger doit avant tout rester un plaisir, et pour cela point n'est besoin d'avoir fait des classes chez Bocuse ou Gordon Ramsay. Et pour que la notion de plaisir reste entière, il faut dans toute la mesure du possible bannir la notion de contrainte et retrouver les bonheurs qui président à l'élaboration d'un repas.

    Il y a de la sensualité dans la cuisine. Tous les sens sont solicités.
    La vue et le plaisir que procure violet brillant d'une belle aubergine par exemple, ou la présentation d'un plat.
    Le toucher, quand la main épouse la forme ronde d'un pamplemlousse ou la courbe d'un poulet à la peau diaphane.
    L'ouie quand dans une poêle chaude fristouillent les lamelles d'oignon ou que reviennent des morceaux de joue de boeuf, tout saisis de se trouver là.
    L'odorat, mais là est-il besoin de donner des exemples ?
    Le goût, quand sur les papilles éclatent les saveurs en stéréo gustative et qu'il reste bouche le goût d'y revenir en plus.

    Même une simple assiette de coquillettes au beurre peut procurer le plaisir de la madeleine de Proust.
    Et puis il y a le plaisir de... faire plaisir en partageant avec ses convives et de voir que chacun se concentre sur les saveurs.

    Je le dis et le répète, la cuisine ce n'est pas une compétition. Préférez la simplicité aux plats tarabiscotés : vous ne pourrez pas les rater. Restez au niveau qui est le votre, au début, et montez en puissance au fur et à mesure que vous maîtriserez les choses. Laissez vos goûts et vos envies vous guider et comme dirait Desproges "Ne marchez pas dans la mode, ça porte malheur"

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